Come What May

Come What May

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 13:09

Sauver ou Périr...

Je voudrais que tu puisses voir la tristesse d'un homme d'affaire quand sa vie s'envole en fumée ou celle de cette famille qui revient chez elle, pour trouver sa maison et ses biens endommagés ou détruis.

Je voudrais que tu puisses savoir ce que c'est que de fouiller une chambre enflammée à la recherche d'enfants emprisonnés, les flammes roulants au dessus de la tête, tes paumes et tes genoux brûlants alors que tu rampes, le plancher cédant sous ton poids parce que la cuisine sous toi est en feu.

Je voudrais que tu puisses comprendre l'horreur que vit une femme à 3h du matin lorsque je ne trouve pas le pouls de son époux de 40 ans. Je commence la RCP espérant le ramener mais sachant intuitivement qu'il est trop tard mais voulant que sa femme et ses proches sachent que même l'impossible a été tenté.

Je voudrais que tu puisses connaître l'unique odeur de l'isolation qui brûle, le goût du mucus remplis de suie, la sensation de chaleur intense à travers ton habit de combat, le son rugissant du feu, et l'inquiétude causée par la perte de visibilité dans la fumée dense...des sensations qui me sont trop familières.

Je voudrais que tu puisses comprendre la sensation de retourner travailler le matin, après avoir passé la nuit a avoir chaud et trempée jusqu'aux os, à cause d'une alarme générale.

J'aimerais que tu puisses lire mes pensées quand je réponds à un appel de feu : « Est-ce une fausse alarme ou un feu en progression ? Comment est construit l'édifice ? Quels dangers m'attendent ? Y a-t-il quelqu'un pris à l'intérieur ? » Ou a un appel médical : « Qu'est qui ne va pas avec la victime ? Est-ce mineur ou est-il en danger de mort ? Est-ce que le requérant est vraiment en détresse ou nous attend-il avec un fusil ? »

Je voudrais que tu puisses être dans la salle d'attente quand le médecin déclare morte l'adorable fille de cinq ans que j'essayais de sauver depuis 25 minutes, qui n'ira jamais au premier rendez-vous avec un petit copain ou qui ne dira plus jamais les mots « Maman je t'aime. »

J'aimerais que tu puisses connaître la frustration que je ressens dans la cabine du camion, le conducteur pressant le pied sur la pédale, mon pieds actionnant encore et encore le deux-tons, quand tu ne nous cèdes pas le passage à une intersection ou dans une circulation dense. Quand tu as besoin de nous ton premier commentaire est souvent « vous en avez mis du temps »

J'aimerais que tu puisses lire mes pensées quand j'aide à sortir une adolescente des restes de sa voiture « et si c'était ma s½ur, ma mère, une amie ? » Quelle sera la réaction de ses parents quand ils verront un policier à leur porte « chapeau à la main » ?

Je voudrais que tu puisses savoir ce que sa fait de rentrer à la maison et retrouver sa famille et ses amis sans pouvoir leur dire que j'ai failli ne pas rentrer de cette intervention.

Je voudrais que tu puisses sentir ma tristesse quand les gens abusent de nous verbalement et même parfois physiquement, minimisent notre travail ou encore quand ils disent « ça ne m'arrivera jamais »

Je voudrais que tu puisses réaliser l'épuisement physique, mental et émotionnel causé par les repas sautés, le manque de sommeil, les activités sociales manquées, en plus de toutes les tragédies vues et vécues.

Je voudrais que tu puisses ressentir la fraternité et la satisfaction personnelle d'aider à sauver une vie ou protéger la propriété de quelqu'un, d'être là en temps de crise et de mettre de l'ordre dans le chaos total.

Je voudrais que tu puisses savoir ce que c'est d'avoir un petit garçon qui tire ta manche et te demande « Est-ce que ma maman va bientôt revenir ? ». De ne pas être capable de le regarder dans les yeux sans avoir les tiens remplis de larmes et de ne pas pouvoir lui répondre. Ou de devoir retenir quelqu'un qui voit son meilleur ami en train de recevoir la respiration artificielle et d'être embarqué dans le VSAV. Toi tu sais depuis le début qu'il n'avait pas de ceinture de sécurité... encore une autre sensation qui m'est devenue trop familière.



Une dernière chose...

J'aimerais que tu puisses réaliser la douleur ressentie lorsque le téléphone sonne et qu'au bout du fil une voix que ton cerveau ne veux pas reconnaître mais qui est pourtant familière t'annonce que l'homme de ta vie a eu un accident de voiture et qu'il ne s'en est pas sorti. J'aimerais que tu puisses réaliser le dégout de toi même que tu ressens à cet instant car tu est formée à aider les gens, à secourir cet enfant en détresse respiratoire, à accompagner ce vieil homme qui fait un infarctus ou encore à rassurer cette femme piégée dans sa voiture, tu es formée à tout ceci et tu n'as rien pu faire pour sauver l'homme que tu aimes. Que tu n'étais pas là pour le masser, pour lui demander de revenir, de rester avec toi, de pas lâcher... Après ça il est dur de continuer ce métier car porter secours à des inconnus et être impuissant pour les gens que l'on aime est très dur à vivre...
Remonter dans un VSAV, craindre le retentissement de la sonnerie, paniquer à la moindre vision d'une voiture accidentée et des gens que tu vas trouver à l'intérieur, paraît impossible ensuite. Alors tu t'en veux d'avoir réussi à réaliser ton rêve de devenir pompier et de tout laisser partir en fumée en quelques instants. Plus de confiance en soi, plus d'envie d'aider les autres... Peur de la vie...
Mais surtout j'aimerais que tu puisses voir qu'avec le temps toute cette panique et toutes ces peurs se sont transformées en volonté de donner davantage et encore plus pour ces gens qui ont besoin de nous. La confiance est revenue et l'envie de se battre aussi...

"Aller au bout des ses rêves et faire des malheurs de la vie une force..."

# Posté le vendredi 29 août 2008 05:20

Modifié le vendredi 29 août 2008 05:50

J'ai compris ton message...

Promets-moi si tu me survis
D'être plus fort que jamais
Je serai toujours dans ta vie
Près de toi, je te promets
Et si la mort me programme
Sur son grand ordinateur
De ne pas en faire un drame
De ne pas en avoir peur

Pense à moi, comme je t'aime
Et tu me délivreras
Tu briseras l'anathème
Qui me tiens loin de tes bras
Pense à moi, comme je t'aime
Rien ne nous séparera
Même pas les chrysanthèmes
Tu verras, on se retrouvera

N'oublie pas ce que je t'ai dit
L'amour est plus fort que tout
Ni l'enfer ni le paradis
Ne se mettront entre nous
Et si la mort me programme
Sur son grand ordinateur
Elle ne prendra que mon âme
Mais elle n'aura pas mon c½ur

Pense à moi, comme je t'aime
Et tu me délivreras
Tu briseras l'anathème
Qui me tiens loin de tes bras
Pense à moi, comme je t'aime
Rien ne nous séparera
Même pas les chrysanthèmes
Tu verras, on se retrouvera
On se retrouvera
On se retrouvera...

# Posté le jeudi 31 juillet 2008 07:44

Toi...

Toi...
Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton sourire
Resterons près de moi sur mon chemin
Te dire que c'était pour de vrai
Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait
Que c'était pas pour de faux, que c'était bien.
Faut surtout pas regretter
Même si ça fait mal c'est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins
Je vais pas te dire qu'il faut pas pleurer
Y'a vraiment pas de quoi s'en priver
Et tout ce qu'on a pas loupé le valait bien.
Peut-être que l'on se retrouvera
Peut-être que, peut-être pas
Mais sache qu'ici bas je suis là
Ca restera comme une lumière
Qui me tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui ne s'éteindra pas...



Cette chanson passe souvent à la radio, elle est pour nous loulou...

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 03:01

Repas sympa

Repas sympa
Didier entouré de ses nanas

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 02:52